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du club d'athlétisme du pays saumurois

                                                           A la Pentecôte…

Pendant que notre famille Capiste sur piste se dépensait sans compter aux interclubs à Cholet…

Un petit groupe avait décidé de parcourir quelques pentes et côtes dans le Limousin. Pour ce faire une vingtaine de Capistes avaient revêtu l’uniforme de Gendarmes pour courir derrière les voleurs... tel était le défi pour s’imposer sur la ligne d’arrivée.

Toute  la brigade au complet s’est retrouvée un peu tard pour certains (question d’orientation) autour de la table improvisée mais néanmoins bien garnie… en vin surtout. Il fallait prendre des forces, car une indiscrétion nous signalait des adversaires coriaces.

Les Gendarmettes vaillantes et déterminées ont lancé la chasse dès le samedi accompagnées néanmoins par un élément étranger à la gent féminine... peut-être voulait-il repérer le terrain pour l’opération du lendemain (sans doute un G.I.G.N.).  Après enquête il s’agissait d’un certain Marcel très vite reconnu grâce au portrait robot du service d’identification . Des voleurs sans doute handicapés : en effet elles n’avaient qu’à marcher vite sur une dizaine de kilomètres pour remplir leur contrat, ce qu’elles firent magnifiquement .

Entourées et félicitées dès leur retour au P.C par les gaillards préparant à leur manière la poursuite du lendemain et pas trop enclins aux effusions en public  (la dignité d’abord à la vue des badauds).

Pas le temps de se congratuler, il fallait penser à l’opération du lendemain et là on s’attaquait aux gros poissons…

Après quelques échanges de vue sur la stratégie à adopter pour reprendre un maximum de fuyards, nous nous sommes séparés afin de prendre un peu de repos pour mieux attaquer le lendemain. Je me suis laissé dire que certaines de nos collègues avaient prolongé la soirée avec quelques bières, très bénéfiques pour les muscles parait-il (mon œil…)

Réveil 6 heures pour l’équipe d’intervention ; environ une quinzaine, un de nos collègues plus rustique et muni d’un gros mental (à ne pas confondre avec le fromage) préfère partir sur circuit plus long afin d’aller chercher des renseignements plus au large . Repas léger mais complet : nous ne plaisantons pas avec la mission qui nous attend.

A sept heures quinze, nous nous présentons au rassemblement. L'opération est prévue à huit heures trente. Surprise, environs deux mille collègues ont été convoqués et sont déjà impatients dans la zone .  Il ne faut pas se lancer à froid derrière ces fuyards ; ce ne sera pas un partie facile. Après une brève séance de mise en condition , harnaché qui d’une ceinture bidon, qui d’un sac à dos, nous voilà à disposition du général en chef donnant le départ au canon, emmené par une escouade à cheval crinière au vent.

Pas le temps de discuter ou de s’attarder sur la beauté du paysage, car le terrain choisi par nos voleurs, très pentu , boueux, ou caillouteux par endroits  ne nous laisse que peu le loisirs de courir en nature .

Ce n’est qu’après trente deux kilomètres couru ventre à terre, chacun y mettant tout son cœur pour faire flotter la bannière du C.A.P.S,  que nous avons appris qu’en réalité… les voleurs avaient réussi à nous semer encore une fois . Notre camarade ayant effectué cinquante huit  kilomètres n’a pas eu plus de chance et est rentré bredouille mais satisfait de sa mission. Cependant un classement a été effectué à l’issue de cette chasse à l’homme afin de déterminer qui prendra un grade supplémentaire, qui aura la médaille du meilleur poursuiteur (mutable à proximité d’une cité) qui des félicitations etc…

Ce n’est que partie remise, nous reviendrons plus nombreux l’année prochaine et ce sera une autre histoire.

  Loulou